Mardi, je me suis retrouvé coincé dans l’ascenseur. C’est vraiment con, surtout quand on sait que je ne prends jamais l’ascenseur pour descendre. Mais là , j’avais besoin de … Non expliqué comme ça c’est un juste, on va remonter un peu dans le temps.
10 minutes plus tôt donc, je crache mon malabar dans son emballage… Hum, non c’est encore un peu juste pour comprendre l’étendue de l’affaire.
Lundi, j’ai vraiment beaucoup de boulot avec cette migration de messagerie et, plutôt que de partir errer dans les rues parisiennes comme tous les midis, je vais acheter un sandwich à la boulangerie… Non !
Vendredi, c’est la kermesse à l’école de mon fils. Je passe au distributeur pour tirer un joli billet de 20€ tout neuf. Je ne sais pas si toutes les kermesses sont pareilles, mais à l’école de mon fils, pour faire la moindre pèche à la ligne, il faut y aller de ces petits 50cts. C’est comme ca à tous les stands. Et puis il y a la tombola, les sandwiches saucisse, les boissons, ….
Bon là je vais râler et je sais que c’est pour remplir les caisses de l’école mais merde, dépenser l’intégralité de mon billet de 20€ tout neuf pour un sifflet en plastique, un stylo à bulle, une dizaine de bonbon, quelques ballons, 2 verres de coca, 2 sandwiches saucisse dont l’un est plutôt un sandwiche au ketchup et l’autre un sandwich au pain (fin de la bouteille de ketchup), et bin ça me fait un peu mal au cul. Mais bon, les enfants sont ravis, le sifflet n’est pas arrivé jusqu’à l’appartement, le stylo à bulle s’est vidé dans la baignoire, mais, le sandwich se rappelle régulièrement à votre mémoire au cours des prochaines 24 heures sous des formes diverses mais toujours peu ragoutantes.
Lundi midi, en pleine migration de messagerie, je n’ai pas le temps de partir errer dans les rues de Paris comme à mon habitude. Je vais donc à la boulangerie pour m’acheter de quoi me sustenter devant mon ordinateur en testant le fonctionnement de la nouvelle bête. Sauf que je n’ai plus de liquide pour payer et il me faut donc dépenser l’intégralité d’un ticket restaurant à 7€. Je prends un croque-monsieur, deux friands au fromage, un chausson aux pommes et il reste 20cts que je dépense dans un malabar et un autre bonbon quelconque. Il faut savoir également que je ne mange presque jamais de chewing-gums mais que mon fils aime ça alors je compte lui refiler ce soir.
Mardi, j’ai oublié de rapporter le malabar à la maison hier soir si bien qu’il trône sur mon bureau, sous mes yeux, qu’il est bientôt 16 heures et que j’ai encore sacrifié ma pause déjeuné pour un tête-à -tête avec mes deux écrans. Sauf qu’au lieu du gros grignotage d’hier, j’ai opté pour une barre chocolatée. Il est bientôt 16heures donc et j’ai la dalle ! J’ouvre l’emballage du malabar mais visiblement pas comme il faut puisqu’il est toujours enveloppé de ce que j’identifierais d’ici dix minute comme le film protecteur du tatouage. 10 minutes plus tard, donc, le truc caoutchouteux commence sérieusement à me gonfler, il a pris un gout plutôt immonde et j’ai mal à la mâchoire. Je recherche l’emballage d’origine et commence à cracher le malabar dans celui-ci. Quand, une sensation étrange se fait ressentir sur mes lèvres : Ça accroche. Je baisse les yeux et constate qu’au lieu de la petite aventure bien souvent catastrophiquement affligeante de notre ami Malabar qui égayait mes mastications enfantines, il se trouve un tatouage et ce se con est en train d’accrocher à mes lèvres collantes.
Je m’essuie autant que possible et parts vérifier dans le miroir des toilettes, s’il ne reste pas de traces. Sauf que celles-ci sont occupées et que son occupant se livre à des activités odorantes à en juger par le bruit qui en sort.
C’est alors que me viens une idée géniale, j’ai justement envie de descendre me prendre une clope et il y a justement un miroir dans l’ascenseur.