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samedi 31 octobre 2009

The space between us

J'aime bien mon jardin en automne. Surtout ce ... non je ne vais pas essayer de me rendre plus savant que je ne suis. J'avoue qu'il me suffirait d'une recherche Google pour avoir l'air futé, mais on s'en fout. Cet arbre donc, dont les feuilles deviennent toutes jaunes et se rependent par terre. Ça doit rendre fou le gardien de devoir les ramasser tous les jours. Il y a aussi le cerisier japonais. Ça je sais parce qu'au printemps, il se couvre de fleurs roses et blanches. Tous les ans je me dis qu'il faut que je le prenne en photo pour le mettre ici. Mais ca fait quelques années que les fleurs blanches et les fleurs roses n'ont pas été synchrones. C'est dommage. Peut être que l'arbre ce fait vieux. Peut être que le printemps est arrivé trop tard cette année ou trop tôt les années précédentes. Lui aussi est tous jaune. Mais les cerisiers semblent en avance sur les autres et il est sérieusement effeuillé.
Je me souviens quand on a trouvé cet appart. On revenait de la réunion. On squattait chez mes parents. Et on a visité cet appart sans trop y croire parce que c'était le premier. Vous savez, le premier, on se dit toujours que c'est un coup d'essais. D'ailleurs, en rentrant dans cet appart, ce qui m'a frappé, c'était son état de délabrement. Le parquet de l'entrée était complètement foutu. Les murs jaunis par le temps. Les moquettes élimées par les passages. Mais quand l'agent(e?) immobilier à ouvert ses volets, j'en suis tombé immédiatement amoureux. C'était cet appart. Peut importe qu'il soit trop cher pour nous. Paris regorge de ces petits coins de paradis cachés à l'œil inquisiteur des touristes pour qu'ils continent de nous regarder de haut, se demandant bien pourquoi, on continue de vivre là, au milieu de béton, du bruit, de la pollution.
J'ai un jardin avec une trentaine d'arbre, de la pelouse, deux toboggans, des balançoires, un bac à sable et des qui enfants m'emmerdent tous les soirs à hurler sur leurs vélos quand leurs indignes parents les arrachent à leurs jeux.

La moquette et toujours élimée, les murs encore plus jaunis, le parquet à été heureusement remplacé. Mais l'automne arrive et mes arbres sont toujours aussi réussis.

(oui la photo à été prise en hiver, mais il est 19h48 et il fait complètement nuit)

mercredi 1 juillet 2009

Comme un numéro de téléphone, mais à l'envers

Mardi, je me suis retrouvé coincé dans l’ascenseur. C’est vraiment con, surtout quand on sait que je ne prends jamais l’ascenseur pour descendre. Mais là, j’avais besoin de … Non expliqué comme ça c’est un juste, on va remonter un peu dans le temps.
10 minutes plus tôt donc, je crache mon malabar dans son emballage… Hum, non c’est encore un peu juste pour comprendre l’étendue de l’affaire.
Lundi, j’ai vraiment beaucoup de boulot avec cette migration de messagerie et, plutôt que de partir errer dans les rues parisiennes comme tous les midis, je vais acheter un sandwich à la boulangerie… Non !
Vendredi, c’est la kermesse à l’école de mon fils. Je passe au distributeur pour tirer un joli billet de 20€ tout neuf. Je ne sais pas si toutes les kermesses sont pareilles, mais à l’école de mon fils, pour faire la moindre pèche à la ligne, il faut y aller de ces petits 50cts. C’est comme ca à tous les stands. Et puis il y a la tombola, les sandwiches saucisse, les boissons, ….
Bon là je vais râler et je sais que c’est pour remplir les caisses de l’école mais merde, dépenser l’intégralité de mon billet de 20€ tout neuf pour un sifflet en plastique, un stylo à bulle, une dizaine de bonbon, quelques ballons, 2 verres de coca, 2 sandwiches saucisse dont l’un est plutôt un sandwiche au ketchup et l’autre un sandwich au pain (fin de la bouteille de ketchup), et bin ça me fait un peu mal au cul. Mais bon, les enfants sont ravis, le sifflet n’est pas arrivé jusqu’à l’appartement, le stylo à bulle s’est vidé dans la baignoire, mais, le sandwich se rappelle régulièrement à votre mémoire au cours des prochaines 24 heures sous des formes diverses mais toujours peu ragoutantes.

Lundi midi, en pleine migration de messagerie, je n’ai pas le temps de partir errer dans les rues de Paris comme à mon habitude. Je vais donc à la boulangerie pour m’acheter de quoi me sustenter devant mon ordinateur en testant le fonctionnement de la nouvelle bête. Sauf que je n’ai plus de liquide pour payer et il me faut donc dépenser l’intégralité d’un ticket restaurant à 7€. Je prends un croque-monsieur, deux friands au fromage, un chausson aux pommes et il reste 20cts que je dépense dans un malabar et un autre bonbon quelconque. Il faut savoir également que je ne mange presque jamais de chewing-gums mais que mon fils aime ça alors je compte lui refiler ce soir.

Mardi, j’ai oublié de rapporter le malabar à la maison hier soir si bien qu’il trône sur mon bureau, sous mes yeux, qu’il est bientôt 16 heures et que j’ai encore sacrifié ma pause déjeuné pour un tête-à-tête avec mes deux écrans. Sauf qu’au lieu du gros grignotage d’hier, j’ai opté pour une barre chocolatée. Il est bientôt 16heures donc et j’ai la dalle ! J’ouvre l’emballage du malabar mais visiblement pas comme il faut puisqu’il est toujours enveloppé de ce que j’identifierais d’ici dix minute comme le film protecteur du tatouage. 10 minutes plus tard, donc, le truc caoutchouteux commence sérieusement à me gonfler, il a pris un gout plutôt immonde et j’ai mal à la mâchoire. Je recherche l’emballage d’origine et commence à cracher le malabar dans celui-ci. Quand, une sensation étrange se fait ressentir sur mes lèvres : Ça accroche. Je baisse les yeux et constate qu’au lieu de la petite aventure bien souvent catastrophiquement affligeante de notre ami Malabar qui égayait mes mastications enfantines, il se trouve un tatouage et ce se con est en train d’accrocher à mes lèvres collantes.
Je m’essuie autant que possible et parts vérifier dans le miroir des toilettes, s’il ne reste pas de traces. Sauf que celles-ci sont occupées et que son occupant se livre à des activités odorantes à en juger par le bruit qui en sort.

C’est alors que me viens une idée géniale, j’ai justement envie de descendre me prendre une clope et il y a justement un miroir dans l’ascenseur.

vendredi 26 juin 2009

...

En hommage à Mickael Jackson, il n'y aura exceptionnellement pas de mise à jour sur ce blog aujourd'hui (et peut être jusqu'en septembre, il le mérite bien)

vendredi 15 mai 2009

Love (et petites mésaventure)

Inconfortablement installé sur un des sièges durs comme du bois du 3eme wagon de la ligne 3, je suis plongé dans mon Fullmetal Alchemist alors que Galia Durant me crie doucement que je fais ses saisons à l'oreille quand ma blonde compagne de voyage, dont les yeux, charmants paysages, font paraitre plus court le chemin, me sort de ma concentration.

- Excusez-moi, mais, c'est bientôt l'anniversaire de mon père et comme il est amateur de jazz, je voudrais savoir ce que vous écoutez.

Sans me faire prier, je lui explique que ce n'est pas vraiment du tout du jazz mais plus, et pour ne pas rentrer dans un stérile débat de classification musicale qui se la pète pour que dalle, de l'électro libre, soit une appropriation d'un genre musical pour le mélanger avec des sons électroniques genre, la batterie est, fort à propos, remplacée par une bête boite à rythme. Ainsi, pour ne pas en rester à la théorie, je lui tends mes écouteurs après les avoir, gentleman, nettoyés sur mon sweet et baissé le son afin de pouvoir continuer la conversation sans avoir à hurler dans l'oreille d'une sourde.
Semblant véritablement intéressée par cet horizon nouveau s'ouvrant à elle, nous continuons à deviser gaiement à propos de musique si bien que j'en arrive à ranger poliment mon livre.
Nous arrivons donc à l'instant fatidique où je l'interroge à mon tour au sujet de ses goûts, taquinant le fait qu'elle n'a vraisemblablement pas héritée de l'excellence de son père.
Elle me raconte timidement qu'elle est plus classique, plus français surtout citant à l'exemple quelques noms qui, sans m'être totalement inconnus, me sont très peu familiers comme, pèle- mêle Olivia Ruiz ou Julien Doré.
Ne voulant pas faire celui pour qui tout ce qui est français est mauvais (ce qui est faux), je me mets à faire l'éloge de certains de ses artistes mais prenant tout de même un malin plaisir à massacrer copieusement toutes les productions préfabriquées des usines Star'ac & Co ainsi que leurs auditeurs décérébrés.
C'est à ce moment et sans aucune explication que ma charmante interlocutrice se ferme, qu'elle retourne à de plus traditionnelles méditations sub-urbaines, et que je replace mes écouteurs à l'endroit qu'ils n'auraient mieux fait de ne pas quitter.

Sylvain ferait mieux de continuer de faire son autiste = 1 ; Sylvain s'ouvre au monde = 0



Psapp - Parker

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mardi 5 mai 2009

Si Don Diego avait été muet, les dialogues avec Bernardo auraient été encore plus drôles.

Vu sur un forum :

Sujet du fil de discussion : Moi aussi je ne peux ni recevoir ni envoyer?

Personne n° 1 (Jour 1)
Quel est le problème?

Personne n° 2 (Jour 1 + 1 heure)
Donne la solution au problème (on ne va pas s'étendre, ça marche, c'est clair, concis, comme les réponses qu'il a déjà patiemment copié/collé sur la 20ene de fils de discutions ayant tous pour sujet : "je ne peux ni recevoir ni envoyer")

Personne n° 3 (jour 2)
hello ... j'ai exactement le même problème et cela depuis une semaine.... que faut il faire ?

Les gens sont vraiment des boulets! Il va bientôt falloir inventer des machines pour leur rappeler toutes les 15 secondes de respirer

jeudi 23 avril 2009

Souviens toi l'été dernier

Je me suis inscrit sur copain d'avant. Vous savez, le site rassurant où vous pouvez constater avec une certaine jubilation que la bombe qui vous a fait baver d'envie durant vos atroces années d'adolescent informe, c'est transformée en un affreux boudin imbaisable?
Je m'y suis inscrit avec le même intérêt qu'un condamné à mort le jour de son exécution qui regarde la météo de la semaine à venir.
Il faut dire que j'ai une mémoire des noms semblables à celle du poisson bleu dans Némo. Vous demanderez à la nouvelle dans mon couloir. Enfin je dis nouvelle, mais ça fait bien un an qu'elle est là. Et bien je mets toujours 10 bonnes minutes à me rappeler son prénom. Autre exemple : L'autre jour, on se rendait chez un pote dont la copine a le même prénom que ma sÅ“ur. Ça aurait pu être le genre de moyen mnémotechnique assez facile à mettre en place et plutôt efficace. Il y a en effet, peu de chance que j'oublie le prénom de ma sÅ“ur. Mais quand mon compagnon de route me demande comment elle s'appelle : Rien, en dessous de sa photo, à la case prénom, il y a un gros blanc. C'est comme ça.
J'ai trouvé la parade : j'attribue des prénoms improbables aux gens, ça les fait rire et moi ça me sauve la mise. Alors si un jour, je vous affuble d'un sobriquet ridicule, vous saurez que c'est juste que votre prénom a été remplacé par un vide dans ma caboche défectueuse.
Tout ça pour dire que finalement, les noms des petits crétins qui ont partagé les mêmes chaises que moi au collège, il y a fort longtemps que je les ai totalement oubliés. Encore qu'en considérant ce qu'il représentait déjà à mes yeux à l'époque où je les côtoyais quotidiennement, chacun jugera que c'est plutôt normal que je les ai effacés 15-20 ans plus tard.
Je me suis donc retrouvé devant une gigantesque base de données contenant certainement une multitude de renseignement sur des personnes qui sont passé dans ma vie. Mais finalement, les seuls que j'ai pu retrouver sont déjà dans le répertoire de mon téléphone. Avouez que c'est plutôt con et inutile.
Pourtant, ce matin une lueur d'espoir se profile à l'horizon : quelqu'un vous envoie un "Bonjour" sur Copains d'avant.
J'entame donc la danse de Baloo debout sur mon siège quand mon chef rentre dans mon bureau. "Non mais j'étais en train de vérifier les ampoules parce qu'elles sont éteintes" "Il faut peut être appuyer sur le bouton" "Mais c'est pour ça que vous êtes le chef"
Non, rien, fausse alerte. Le quelqu'un n'est qu'un illustre inconnu et rien ne me permet de penser qu'il soit un jour passé dans ma classe. Que de déceptions!